Anne-Marie BERETTA

 

BERETTA portrait PE 1985 - Copie

BERETTA signatureson portait en 1985

Article reproduit sans aucune modification :

« Ma payse :

Si vous vous laissez séduire par l’un des tricots signés Anne-Marie Beretta –et comment faire autrement : ils sont tous irrésistibles ! – sachez que vous vous engagez sur la voie de la perfection. Qu’elle coupe dans le lin un tailleur de printemps, qu’elle invente une « cotte de mailles » en coton ou en cordelet, Anne-Marie les veut tout simplement irréprochables. Avec, cependant, une différence qui symbolise exactement l’idée qu’elle se fait du tricot : « examinez, dit-elle, un de mes vêtements en étoffe, et vous verrez que toutes les coutures, tous les ourlets sont piqués à la machine, bien visibles. C’est volontaire : je crée au XXe siècle, j’utilise donc les outils modernes pour habiller une femme moderne. Mais, pour le tricot fait maint, je veux au contraire que les coutures restent invisibles. La femme qui tricote un vêtement ne doit pas lutter contre la machine, elle doit se montrer supérieure à la machine. L’idéal, ce serait un tricot sans coutures, réalisé avec cinq aiguilles comme faisaient nos aïeules pour les chaussettes ! ».

Bref, pour Anne-Marie, le « fait main » est une œuvre d’art qui ne supporte pas l’à-peu-près. Exigeante, méticuleuse, obstinée, Anne-Marie Beretta a bâti collection après collection, maille après maille, une mode qui, mieux que tous les discours féministes, a su donner à la femme une souveraineté, une assurance, des gestes, une démarche, bref une vraie personnalité. « Un vêtement, dit Anne-Marie, qu’il soit en maille ou en tissu, ne doit pas tricher ou masquer. Il doit révéler la vérité profonde de l’individu ».

Et elle, qu’est-elle vraiment cette « jusqu’au-boutiste » qui n’hésite à pas à recommencer deux ou dix fois un vêtement qu’elle juge imparfait ? Cette personnalité volontaire, défendue par une ombrageuse timidité, c’est peut-être un lointain aïeul Cathare – un « parfait » - qu’Anne-Marie la tient.

Née et élevée non loin de l’altière et austère cathédrale de Béziers où rôde encore l’ombre maléfique de Simon de Montfort, Anne-Marie l’occitane aime la perfection en tout, comme elle aime la rigueur, même si elle cache une grande sensibilité. Dans ce Languedoc où, comme en Grèce, la limpidité exceptionnelle de l’air laisse aux volumes tout leur relief, elle a instinctivement appris à privilégier la ligne dessinée. Sur sa palette, elle a inscrit les couleurs de sa terre Méditerranéenne : ocres et bruns, sable et ciel. Et, quand Anne-Marie Beretta a choisi les pelotes de coton frisé pour créer sa robe frangée, peut-être, a-t-elle imaginé les longues tiges beige-seigle des roseaux qui ondulent entre mer et vignes, au bord de l’étang de Thau ?

Article signé LC»

effet Tahiti avec ce top brassière et sa jupe à franges 

(point rivière)

BERETTA Top court effet tahiti PE 1985

BERETTA jupe effet tahiti PE 1985

 

 Grosse veste torsadée, bien proportionnée, généreuse

BERETTA veste torsadée PE 1985
 
et la robe bustier que l'on découvre quand on ôte la veste

 BERETTA Robe bustier PE 1985

le premier haut d'une série de trois,

en trois longueurs qu'accompagne une seule et même jupe

Cardigan loin du cou

BERETTA cardigan loin du cou manches courtes PE 1985

Jupe droite à carreaux

longue tunique géométrique

BERETTA tunique grands carreaux PE 1985

marinière plus courte, plus mouvante à longues manches que l'on roule

BERETTA Pull et jupe gds carr PE 1985